Compostelleà vélo, la voie du Puy aux Pyrénées - Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle étire ses 1500 km à travers le sud de la France et le nord de l'Espagne. Nous l?avons scindé en deux parties, la première sur la partie française, décrite dans le présent guide, et la seconde sur la partie espagnole, qui fera l?objet d?un
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Unpremier volume consacré aux 741 premiers kilomètres de la Via Podiensis du Puy-en-Velay à Saint-Jean-Pied-de-Port. - Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle étire ses 1500 km à travers le sud de la France et le nord de l'Espagne.
Vouspouvez effectuer votre pèlerinage à pied, à vélo, à cheval ou encore avec un âne. Les marcheurs devront effectuer au moins les 100 derniers kilomètres s’ils souhaitent obtenir la Compostela (le diplôme du pèlerin), tandis que les cyclistes devront rouler au moins 200 kilomètres. Sachez toutefois qu’il est assez rare de
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Desitinéraires médiévaux aux sentiers de randonnée. Le réseau routier médiéval; Des chemins historiques ? Les sentiers contemporains vers Compostelle; Quelques idées reçues; Un héritage à préserver; Un patrimoine mondial. L'UNESCO et la prise de conscience du patrimoine; Les patrimoines de l'UNESCO
. Un premier volume consacré aux 741 premiers kilomètres de la Via Podiensis du Puy-en-Velay à chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle étire ses 1600 km à travers le sud de la France et le nord de l'Espagne. Nous l’avons scindé en deux parties, la première sur la partie française, décrite dans le présent guide, et la seconde sur la partie espagnole, qui fera l’objet d’un deuxième volume. Le chemin proposé colle au plus près le GR 65, emprunté par les marcheurs, avec toutefois une entorse au chemin de randonnée historique qui consiste à suivre la vallée du Lot entre Conques et Figeac puis celle du Célé entre Figeac et Cahors en passant notamment par le magnifique village de trajet à vélo ne suit toutefois pas fidèlement le GR65 qui, lui-même, ne correspond pas exactement au trajet des pèlerins du Moyen Âge, encore que… Qui sait ? Les difficultés techniques et le dénivelé, tant positif que négatif, du chemin des marcheurs ne permettraient pas à un grand nombre de randonneurs à vélo de passer sans s'y épuiser, de beaucoup marcher à côté du vélo chargé de bagages ou de risquer de chuter. Le parcours proposé n'est pas un parcours de VTT cross-country, mais il est dans l'esprit du Chemin qui consiste à rallier Saint-Jacques-de-Compostelle Saint-Jean-Pied-de-Port dans un premier temps de la meilleure façon possible tout en agrémentant, autant que faire se peut, son voyage de belles trouverez dans ce guide pratique de terrain - des descriptifs détaillés accompagnés de cartes détaillées et de profils altimétriques, un découpage en tronçons entre villes et villages qui jalonnent le trajet et proposent des hébergements afin que chacun construise son séjour selon ses envies. - toutes les infos pratiques, notamment les coordonnées de plus de 630 les 741 kilomètres en 10, 14 ou 18 jours, ou simplement quelques étapes le temps d’un week-end prolongé, à vous de route !
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de Cookies. En savoir plus La Via Podiensis, également appelée la voie du Puy », est l’un des 4 chemins principaux qui traversent la France et convergent vers l’Espagne puis Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle débute au Puy-en-Velay et traverse les Pyrénées par le col de Roncevaux. Il s’agit de la voie la plus empruntée par les pèlerins vers Saint-Jacques-de-Compostelle. La Via Podiensis tire son origine du nom de la ville du Puy-en-Velay, d’où l’évêque Godescalc prit le départ vers Compostelle en 950 après JC. Achetez votre topo-guide Chemin de Saint-Jacques Le tracé du Puy-en-Velay à Conques réunit les plus belles étapes du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Les marcheurs traversent 4 régions riches en flore, faune, diversité géologique le Velay volcanique, le plateau de la Margeride, l’Aubrac et la vallée du Lot. Des paysages d’une beauté à couper le souffle comme la vue sur les Gorges de l’Allier ou le plateau sauvage de l’Aubrac ! 1 Au départ du chemin de Saint-Jacques de Compostelle La Via Podiensis au départ du Puy-en-Velay est l’une des 4 voies jacquaires majeures décrite dès le XIIième siècle pour rejoindre Saint-Jacques de Compostelle. Le Puy-en-Velay 1er itinéraire culturel européen, qualifiée par de très nombreux marcheurs comme le plus beau tronçon, elle est, au même titre que la Cathédrale du Puy-en-Velay et l’Hôtel Dieu classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO depuis 1998. Passez une journée au Puy-en-Velay pour vous imprégner de l’histoire de ce site exceptionnel avant de vous lancer sur les 24 premiers kilomètres de votre périple qui vous conduira par les Monts du Velay jusqu’à Saint-Privat d’Allier. Crédit 2 Saint-Privat-d'Allier Depuis Saint-Privat d’Allier, les fabuleux paysages des Gorges de l’Allier se dévoilent. Sauvages et encaissées, elles sont le territoire du saumon et des sports d’eaux vives. En remontant sur le plateau granitique de la Margeride, un pont de vue éblouissant s’offre aux marcheurs depuis la chapelle de Rochegude. La chapelle de Rochegude à Saint-Privat d’Allier C’est une étape de montagne » avec un dénivelé important. C’est certainement l’étape la plus difficile entre le Puy et Conques. La découverte du village de Monistrol d’Allier et de la chapelle troglodyte de la Madeleine sont des passages incontournables avant d’arriver à Saugues. La chapelle Sainte-Madeleine à Monistrol d’Allier Les Gorges de l’Allier 3 Saugues À Saugues, vous êtes accueillis par les sculptures en bois imposantes des pèlerins et celle de l’impressionnante Bête du Gévaudan. Saugues est une bourgade qui a conservé au fil des siècles une très forte identité dû au climat parfois rude et à son histoire qui l’a confronté à de nombreuses invasions pour être finalement rattachée à la Haute Loire. C’est aussi le début du plateau de la Margeride et du Gévaudan, promettant les étapes les plus sauvages du chemin de Saint Jacques de Compostelle, avec l’Aubrac. La Bête du Gévaudan à Saugues Découvrez le Donjon et la collégiale St Médard ainsi que la célèbre la Tour des Anglais. En direction du Domaine du Sauvage, la Tour de Clauze, penchée, est un vestige du XVe siècle situé sur la commune de Grèzes. Enfin, le Domaine du Sauvage s’offre à vous, lui qui appartient désormais au Conseil Général de la Haute-Loire. Deux gîtes accueillent les pèlerins pour une halte inoubliable au cœur de la Margeride. Sur place, une auberge, gérée par des agriculteurs, propose une restauration faite de produits locaux durant la saison. La Tour de Clauze à Grèzes Le domaine du Sauvage dernière étape en Haute-Loire 4 Saint-Alban-sur-Limagnole Au cœur du Pays de la Bête du Gévaudan, vous voilà en Lozère après avoir parcouru le plateau de la Margeride. Ancienne place forte de la baronnie d’Apcher, le bourg de Saint-Alban-sur-Limagnole s’est établi autour de son château du XIIe siècle. Durant l’année 1764, le château de Saint-Alban devient l’un des points de ralliement pour organiser les battues visant à éliminer la Bête du Gévaudan. Dernière étape avant de rejoindre l’Aubrac, vous traversez un pays de ruisseaux et de plantes de montagnes. Vous arrivez bientôt aux Estrets, étape incontournable avec la visite de son ancienne commanderie des Hospitaliers de St Jean de Jérusalem. Encore 6,5 km de marche pour rejoindre Aumont-Aubrac et son fameux prieuré fondé vers l’an 1000. Crédit Gilles Reboisson 5 Aumont-Aubrac Le bourg du village d’Aumont Aubrac s’est développé sur la Via Agrippa autour de son prieuré du XIe. En direction de Nasbinals, il s’agit de l’étape la plus peuplée » entre Le Puy-en-Velay et Conques. Réputée pour son grand marché aux Bestiaux, Aumont Aubrac est une porte d’entrée pour les pèlerins sur le vaste plateau de l’Aubrac. Il est d’ailleurs connu pour être rugueux, froid et isolé. Le plateau de l’Aubrac, ce sont des immensités pastorales entrecoupées de murets de pierre où paissent des troupeaux de vaches. Terre de transhumance quand les troupeaux quittent la vallée pour les pâturages, le plateau de l’Aubrac appartient aujourd’hui aux bovins, et les vaches de la célèbre race d’Aubrac. L’ensemble du cheptel représente têtes pour 109 communes… Crédit – OT Aumont Les villages s’offrent aux marcheurs en Aubrac, comme la Chaze de Peyre, carrefour de nombreux chemins balisés entre forêts de pins et pâturages verdoyants. Vous croiserez également Malbouzon, ancien prieuré dépendant de Sainte Foy de Conques dont il reste l’église du XIIe siècle. Pour une pause fraîcheur avant Nasbinals, un petit détour du côté de ma cascade de Deroc et du lac de Salhiens s’impose… Crédit – OT Aumont 6 Nasbinals Nasbinals se dévoile enfin, avec sa belle et robuste église romane du XIe siècle, point de départ vers le département de l’Aveyron et Saint-Chély d’Aubrac. Ces 17 km font partie des sept portions de l’itinéraire du Puy-en-Velay via Podiensis inscrites sur la Liste du patrimoine mondial par l’Unesco. C’est probablement le tronçon le plus saisissant en termes de paysages et de diversité. Vous traverserez le plateau ondulé de l’Aubrac et ses vastes zones de pâturage, et longerez souvent des drailles », ces anciens chemins de transhumance offrant une vue très dégagée. Puis, la descente progresse vers la vallée de la Boralde et du Lot, à travers bois, en empruntant le lit de petits ruisseaux, ou des flancs de coteaux. Aubrac vous saisira ! Pourtant le village avait une triste réputation lieu d’horreur et de vaste solitude , froid et rigoureux , domaine des loups et des bandits… Mais ce village est le cœur du plateau d’Aubrac dont les paysages sont d’une beauté à couper le souffle ! Vous y découvrirez l’hospice de 1120 avec son église, les bâtiments conventuels démolis à la révolution, l’hôpital qui accueillait les pèlerins épuisés par le chemin, la Tour des Anglais construite au XIVe pour repousser les attaques, l’ancienne Dômerie et sa célèbre cloche des perdus car elle aidait les pèlerins à retrouver leur chemin. 7 Saint-Chély-d'Aubrac Une fois arrivés à Saint-Chély d’Aubrac et son ancienne Dômerie et Calvaire sur le vieux pont, c’est une descente de Hauts Plateaux pour atteindre la douceur de la vallée du Lot qui vus attend. Vous quitterez Saint-Chély d’Aubrac par le Pont des pèlerins qui était le seul point permettant le franchissement à pied sec de la Boralde. Après avoir passé L’Estrade, direction Saint-Côme d’Olt et ses ruelles à l’aspect médiéval. Son bourg est labellisé Plus beau village de France » et a su conserver son caractère au fil du temps. Si le bâti a gagné sur les extérieurs du bourg, le cœur du village transporte encore le visiteur à travers le temps, au fil de ses rues pittoresques et de son château médiéval. L’original clocher tordu dit tors de l’église pointe au centre du village. On l’aperçoit aussi bien, en arrivant en descente de l’Aubrac qu’en longeant la vallée du Lot. Le village de Saint-Côme d’Olt Enfin, 7km restent à parcourir pour votre arrivée à Espalion, le premier sourire du Midi ». Ce poumon économique du Haut Rouergue est un peu le symbole de la douceur de vivre. Vous pourrez y visiter l’Église Saint Jean, la chapelle de la confrérie des Pénitents, le musée du scaphandre, le musée d’Art et Traditions populaires, le musée du Rouergue, le vieux palais et le Pont Vieux. Il est le plus ancien pont du Rouergue à enjamber la puissante rivière Lot. Il a revêtu une importance capitale dans le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ainsi que pour la circulation des biens et des hommes entre le Massif central et le Rouergue. Plusieurs fois remanié, l’ouvrage gothique était initialement armé de trois tours qui abritaient un poste de garde, comme le pont Valentré de Cahors. Espalion – Pont et Vieux Palais – OT Hautes Terres d’Aveyron L’édifice est classé au titre des monuments historiques et au Patrimoine mondial de l’Unesco, au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. 8 Espalion Le départ d’Espalion en direction de Golinhac est une remontée sur la montagne Rouergate avec vues magnifiques sur la Vallée du Lot et l’Aubrac. Il vous faudra un peu plus d’une dizaine de kilomètres pour entrevoir Estaing. Le village est classé parmi les plus beaux villages de France avec son pont Gothique sur le Lot, l’Hospitalité St Jacques, l’église Saint Fleuret du XVe siècle. Estaing crédit Cette partie de la vallée du Lot a constitué un axe de communication facile, emprunté par des milliers de pèlerins. Les édifices romans qui le jalonnent et les ponts d’Espalion et d’Estaing, en témoignent. Le tracé entre Saint-Côme d’Olt et Estaing et d’ailleurs reconnu comme l’un des sept patrimoines naturels les plus remarquables du Chemin de Compostelle, entre Le Puy-en-Velay et Saint-Jean de Port. Golinhac se dévoile en fin de parcours, bordée par le Lot. Son Église est dédiée à Saint Martin. Elle conserve des assises romanes d’un prieuré bénédictin qui dépendait au XIIe siècle de l’abbaye de Conques. 9 Golinhac Conques pointe à 20km de Golinhac, le point d’orgue de votre périple ! Mais un passage est incontournable du côté d’Espeyrac, commune bâtie en amphithéâtre. Des deux châteaux qu’elle possédait, il ne reste aujourd’hui que celui des seigneurs d’Espeyrac, réduit à un bâtiment avec tourelle. L’autre château, appartenant au duc d’Arpajon, seigneur de Séverac, se trouvait à l’emplacement de l’église actuelle. Puis, direction Senergues, le pays des 5 églises et des 4 châteaux. Le riche patrimoine culturel de la commune vous permettra de découvrir l’église Saint Martin, le château de Sénergues, la Tour de Montarnal ou encore les ruines du donjon. Château de Sénergues – Crédit 10 Conques Depuis sa fondation, l’abbaye de Conques n’a cessé d’accueillir des pèlerins venus, de toute l’Europe chrétienne, vénérer les reliques de sainte Foy. Le Livre des Miracles témoigne de cette ferveur populaire. À ces pèlerins, se sont rajoutés progressivement, dès le XIe siècle, ceux qui gagnaient Saint-Jacques de Compostelle, en Galice. Ils empruntaient la route du Puy-en-Velay via Podiensis, l’un des quatre axes majeurs de circulation. Conques – Crédit Conques Chevet Abbatiale – Crédit Le Guide du Pèlerin, un manuscrit latin du XIIe siècle, évoque en ces termes l’étape majeure de Conques et les bienfaits de sa sainte patronne le très précieux corps de la bienheureuse Foy, vierge et martyre, fut enseveli avec honneur par les chrétiens dans une vallée appelée vulgairement Conques ; on bâtit au-dessus une belle basilique dans laquelle, pour la gloire de Dieu, jusqu’à aujourd’hui la règle de saint Benoît est observée avec le plus grand soin ; beaucoup de grâces sont accordées aux gens bien portants et aux malades ; devant les portes de la basilique coule une source excellente dont les vertus sont plus admirables encore qu’on ne peut le dire. Sa fête se célèbre le 6 octobre ». Conques – Crédit FAHPA De nos jours, cet engouement né il y a plus de mille ans ne s’est pas relâché, loin s’en faut. Aux pèlerins traditionnels, se rajoutent désormais les marcheurs des temps modernes qui, pour des raisons multiples, empruntent chaque jour plus nombreux, cet itinéraire culturel. Occasion privilégiée de rencontres humaines et de découverte d’un exceptionnel patrimoine architectural et artistique. À ce titre, l’église abbatiale Sainte-Foy de Conques et le pont médiéval qui franchit le Dourdou sont inscrits depuis 1998 sur la liste du Patrimoine mondial par l’Unesco. Pont des pèlerins – Crédit Merci à l’Office de Tourisme de Conques-Marcillac
Paradoxe. La destination est venue en premier Saint-Jacques-de Compostelle ! L’itinéraire a été anticipé, travaillé, conçu, soupesé, détaillé dès lors, parfois même avant, que la période du cheminement a été décidée. Par centaines, les marcheurs parcourent les différentes voies qui mènent à Compostelle, dont celle de Vézelay qui traverse la Nièvre, mais même s’ils suivent le même chemin, leur parcours ne revêt pas le même sens. Ils et elles sont à des périodes différentes de leur existence Trentenaires comme Blandine et Isabelle, quadra tel Jan le Néerlandais, sexas dynamiques comme Roland et Elisabeth, ou néo-septuagénaire “expert” en randonnées comme Patrick, ont choisi il y a quelques jours ou quelques semaines de partir, continuer ou repartir chaussures au pieds et sac sur le dos depuis la basilique de Vézelay. premium Vézelay, une cité médiévale icaunaise à la frontière de la Nièvre Amies de jeunesse, Blandine et Isabelle résident et habitent en Champagne. Elles ont accordé leur désir avec leur emploi du temps pour huit jours de périple de Vézelay à Nevers, avec une journée de pause repos-tourisme à La Charité-sur-Loire » la dernière semaine de juillet. L’idée émane d’Isabelle, professeure des écoles J’ai obtenu une disponibilité et passé deux ans de volontariat international de solidarité au Cameroun. Je suis revenue pour la rentrée scolaire 2022. Et j’ai ressenti le besoin de “rendre grâce” ce qui est trop fort peut-être, plutôt saisir l’opportunité d’effectuer une relecture de ce que j’ai vécu en Afrique. Cheminer sur une voie de Saint-Jacques m’est apparu comme une bonne idée. Je l’ai proposée à mes amis. » J'avais ce projet en moi, mais pas concret. J’ai répondu positivement à l’invitation d’Isabelle, d’autant que je crois indispensable de faire ce pélerinage —cette section de pélerinage — avec quelqu’un de confiance. 24 h sur 24 avec la même personne nécessite de savoir avec qui on chemine », explique Blandine. Recevez par mail notre newsletter loisirs et retrouvez les idées de sorties et d'activités dans votre région. En recherche de spiritualité... Jan préfère être seul pour avancer ». Cet universitaire n’en est pas à son premier chemin vers Compostelle J’ai consacré une année à voyager au milieu de mes études. J’étais un “dingue” de vélo comme vous dîtes ! Et j’avais une curiosité pour votre plus grande figure historique féminine, Jeanne-d’Arc. Je me suis alors inventé un parcours depuis chez moi à Rotterdam. Et j’ai roulé par Rouen, Orléans, Reims, Donrémy, et beaucoup d’autres étapes de votre pucelle. J’avais fait halte, mais sans y dormir, à Saint-Pierre-le-Moûtier où son passage est repéré. Puis Le Puy. Je n’ai pas résisté à escalader les cols renommés des Pyrénées. » Puis l’Espagne par Burgos. Privilège d’une jeunesse où l’énergie semble inépuisable, il ne roulait jamais moins de cent kilomètres par jour pour un total sidérant de bornes en 49 jours. Il faut subir les ennuis mécaniques. Les intempéries fatiguent également ! » Cet été, l'ambition est moins grande, mais la démarche est davantage tournée vers l’autre Vézelay jusqu’au village de Coquille, dans le Périgord, en vingt-deux étapes. Je marche seul à mon allure, mais je profite des étapes pour échanger le soir et le matin avec les pélerins. Compostelle, c’est cosmopolite ! L’an prochain, si c’est possible, je programmerai une vingtaine d’autres étapes depuis Coquille vers Saint-Jean-pied-de-Port » ....Ou de ses limites corporelles Patrick est un chemineur tout terrain de longue date. En 2018, il avait parcouru une bonne partie du tronçon Le Puy-Saint-Jean-Pied-de-Port. Cette année, avec un compagnon de route moins entraîné nous avons choisi la voie de Vézelay, moins accidentée que celle du Puy. » Ce printemps, il avait parcouru, seul, la distance d’Hendaye à Saint-Jacques-de-Compostelle en 32 étapes de 25 km de moyenne ». Pour lui qui a déjà traversé les Alpes, la Corse et bientôt les Pyrénées, ce n'est pas un exploit. L’avantage des chemins de Compostelle, c’est qu’ils sont parfaitement balisés. Et on trouve de l’hébergement tout le temps. Un seul bémol pour la Nièvre, mais c’est valable dans l’Indre également, on y trouve un peu trop de tronçons bitumés. » Patrick n'apporte ni n’ajoute de connotation religieuse ou spirituelle à ses pas vers Saint-Jacques, mais on rencontre de nombreuses personnes qui sont en recherche de spiritualité ou en recherche de sens. Beaucoup ont pris des congés ou de la disponibilité pour faire le point sur leur parcours de vie ». Il remarque que de plus en plus de femmes seules font le chemin. Sur d’autres itinéraires de randonnée, elles sont beaucoup plus rares. sans doute, sur le Chemin, éprouvent-elles plus le sentiment de sécurité ». D’autres encore viennent pour découvrir leur corps, pour atteindre leurs limites physiques ou leur capacité à supporter l’accumulation des jours déconnectés de leur quotidien ». Car les bobos voire les pathologies sont aussi des compagnons qui s’invitent, encombrants, voire invalidants. Je me souviens d'un Anglais obligé de capituler. Il ne pouvait aller plus loin. Des fois, c’est triste ! Le plus souvent, les petites douleurs sont des compagnons de marche. On s’en accomode. Un pélerin aguerri ne s’arrête pas au premier bobo ! » 25 km par jour pendant 27 jours copieux, le parcours moyen?! 12 % des marcheurs des chemins de Compostelle empruntent la voie de Vézelay qui traverse la Nièvre. La proportion est l’une des très nombreuses données issue de l’enquête réalisée l’an dernier par l’Agence française des chemins de Compostelle sur les publics qui parcourent les quatorze voies officielles en France menant à la frontière espagnole. Une évidence, mais il fallait le mesurer l’immense majorité des “cheminants” est à pied 97 %. Les 3 % restants se partagent entre VTT et vélo de randonnée. Une nuance la proportion d’étrangers qui pratiquent les chemins à vélo est assez supérieure 9 %. En pèlerinage de Lucenay-lès-Aix à Compostelle, à pied ces quatre amies l'ont fait ! La voie du Puy est largement la plus fréquentée 55 % attirant le plus grand nombre de primo pratiquants des chemins. Les voies d’Arles 13 %, de Vézelay, et de Tours 10 % représentent plus du tiers des marcheurs. Particularité, elles attirent nombre de pratiquants déjà aguerris aux Chemins. Plus d’un marcheur sur deux est une femme 54 %, majoritairement âgé de plus de 56 ans. 11 % ont moins de 35 ans. 44 % des marcheurs sont encore en activité et plutôt dans les professions supérieures et libérales. Dans la moitié des cas 50 %, le cheminement se pratique seul. 22 % entre amis, et 18 % en couple. La distance quotidienne moyenne parcourue est de 25,7 km. On s’éloigne fortement de la démarche balade ou promenade la notion de défi et de dépassement est souvent présente » remarque l’étude. Les durées moyennes de cheminement sont de 27,8 jours, là encore durée très élevée par rapport à une démarche touristique classique ». Un marcheur sur deux est une femme Cheminer vers Compostelle s’avère peu onéreux. La dépense quotidienne moyenne est proche de 45 € pour les Français, un peu supérieure 49,3 € pour les étrangers. Les dépenses sont essentiellement basiques 59 % pour dormir, et 33 % pour se nourrir. Ainsi, sur un budget global moyen de euros, plus de 650 iront à l’hébergement, près de 400 à la restauration. Une grosse centaine d’euros servira à des frais divers. Le gîte d’étape et la halte compostellane constituent les hébergements les plus utilisés 81 %, devant la chambre d’hôtes 30 % plus marquée chez les plus de 50 ans. Chez les moins de 35 ans, le second mode d’hébergement le plus utilisé est le bivouac. Preuve de la renommée de la voie du Puy, le triptyque Haute-Loire 44 %/Lozère 44 %/Aveyron 43 % attire une majorité de marcheurs. Un parcours plus recherché mais plus encombré que la voie de Vézelay le flux du triptyque Yonne 8 %/Nièvre 8 %/Cher 8 % n’ayant toutefois pas à rougir. Jean-Christophe Henriet
Me voici de retour après une semaine de marche sur la voie de Tours vers Saint-Jacques de Compostelle, entre Blanquefort Gironde et Dax Landes sur un itinéraire de 180 km. Voilà six ans déjà que j’effectue, à raison d’une semaine par an, ce chemin avec Emmanuel, un ami d’enfance nous nous connaissons depuis 30 ans ! C’est avec lui que j’ai découvert le Camino, Cf. ma présentation. En marche, la chronique180 km à travers les Landes 1000 km avant St-Jacques Moustey J’éprouve toujours une pointe d’envie vis-à-vis de ceux qui effectuent le chemin d’un traite c’est la voie royale. Cependant, si nous avons du nous organiser ainsi pour des raisons professionnelles et familiales, je dois reconnaître qu’avec Emmanuel, c’est une manière de savourer le camino à petite gorgée nous savons, chaque année, que nous nous retrouverons sur le chemin. Ce rendez-vous est comme une borne lumineuse dans notre agenda. Cette sixième édition nous a épargné les grosses pluies un petit crachin nous a accompagné les premiers jours. Nous avons appris à marcher sur ces lignes droites de plusieurs kilomètres durant une heure, deux heures ou plus… Les pieds sur le goudron ou dans le sable compact. Les bois bruissaient des grondements des semi-remorques chargeant leur cargaison de rondins de bois. Nous avons croisé beaucoup d’habitants, sac à la main, explorant de la pointe de leur bâton les fourrets où se dissimulent les précieux ceps. Nous avons assisté aux acrobaties aériennes des nuages d’étourneaux, et au vol quasi militaire en forme de flèche des grues cendrées, piaillant de toute leur force en fendant le ciel vers le Sud. Et puis, bien sûr, il y a eu ces rencontres avec les hospitaliers la saison est moins propice aux rencontres avec les pèlerins. Jean-Bernard, qui est venu nous ouvrir la porte du gîte de l’ancien prieuré de Cayac à Gradignan au sud de Bordeaux. Il y avait chez lui, comme souvent chez les anciens pèlerins devenus hospitaliers, cette façon, plein d’effusion contenue, de nous souhaiter la bienvenue et de nous dire bon chemin ». Au Barp, chez Elisa », nous avons été accueillis par Mouna. Une merveilleuse ermite », qui a grandi au milieu des chevaux en Algérie, voyagé en Moyen-Orient et en Asie, a pratiqué l’équitation de compétition, avant de monter un harras aujourd’hui fermé dans les Landes. Dans son salon, aux murs recouverts de croutes de pins, peuplé de Bouddha et de portraits du Dalaï-Lama Il faut toujours avoir chez soi un image de quelqu’un de plus intelligent que nous » nous a-t-elle expliqué en citant Alain Minc nous avons passé une merveilleuse soirée à parler du sens de la vie, de nos relations, de la foi… A Onesse-et-Laharie, à l’auberge Caule nous avons dégusté la garbure une soupe de légume agrémentée de manchons de canard confits en discutant avec les employés d’une société d’installation de fibre optique et un conducteur d’engin dédié à la réfection des routes, passionné par son métier il fallait l’entendre parler les yeux brillants de route stabilisée » et d’émulsion »… A Taller, nous cherchions le gîte qui devait nous héberger. Nous n’avions que le nom du propriétaire. Un vieux monsieur nous indique une maison à colombage. Fermée. A quelques mètres de là, nous apercevons une voiture garée devant un petit pavillon. On appelle. Silence. On s’approche. Un homme, cheveux courts, la quarantaine sportive, ouvre la porte fenêtre en souriant. Il tient à la main un livre. Nous l’interrogeons sur la route à suivre pour gagner le gîte et apprenons qu’il est photographe spécialisé sur le chemin de Compostelle ! Le livre qu’il tient à la main est un guide de Compostelle édité par Rando éditions. Jean-Pierre Rousset, c’est son nom, travaille à moitié en France et aux Etats-Unis dans le Maine. Il nous conduit, à travers un chemin d’herbes folles, jusqu’à la maison de Catherine et Christophe Doucet, la cinquantaine, qui vivent et travaillent dans une ancienne fabrique de résine. Elle est peintre, lui est sculpteur. Ils proposent un accueil donativo libre participation aux frais. Cet ancien forestier va lui-même chercher ans la forêt chercher les troncs qu’il va travaillé à la tronçonneuse et à la hâche, puis aux ciseaux, en y mêlant le métal. Beaucoup de ses oeuvres sont dotées d’une béance en forme de tabernacle qui dit une autre présence… Nous passons la nuit dans leur merveilleux petit pavillon, décoré des peintures de Catherine, de scupltures métalliques d’un ami roumain, et doucement chauffé au poele à bois. Le bonheur ! Suivez le fil info du marcheur sur Twitter Ce contenu a été publié dans Compostelle, avec comme mots-clés Aquitaine. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.
Un premier volume consacré aux 741 premiers kilomètres de la Via Podiensis du Puy-en-Velay à Saint-Jean-Pied-de-Port. - Le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle étire ses 1500 km à travers le sud de la France et le nord de l'Espagne. Nous l'avons scindé en deux parties, la première sur la partie française, décrite dans le présent guide, et la seconde sur la partie espagnole, qui fera l'objet d'un deuxième volume. Le chemin proposé colle au plus près le GR 65, emprunté par les marcheurs, avec toutefois une entorse au chemin de randonnée historique qui consiste à suivre la vallée du Lot entre Conques et Figeac puis celle du Célé entre Figeac et Cahors en passant notamment par le magnifique village de Saint-Cirq-Lapopie. Ce trajet à vélo ne suit toutefois pas fidèlement le GR65 qui, lui-même, ne correspond pas exactement au trajet des pèlerins du Moyen Âge, encore que… Qui sait ? Les difficultés techniques et le dénivelé, tant positif que négatif, du chemin des marcheurs ne permettraient pas à un grand nombre de randonneurs à vélo de passer sans s'y épuiser, de beaucoup marcher à côté du vélo chargé de bagages ou de risquer de chuter. Le parcours proposé n'est pas un parcours de VTT cross-country, mais il est dans l'esprit du Chemin qui consiste à rallier Saint-Jacques-de-Compostelle Saint-Jean-Pied-de-Port dans un premier temps de la meilleure façon possible tout en agrémentant, autant que faire se peut, son voyage de belles découvertes. ISBN / EAN 9782344019696 Date de publication 2017 Dimensions pliée 22 x 13 cm Langue français Poids 359 g
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