PROTHÈSEDE HANCHE PAR VOIE ANTÉRIEURE; AUTRES. ARTHROSCOPIE DU GENOU; GREFFE DE CARTILAGE; LÉSION MÉNISCALE; LIGAMENT CROISÉ ANTÉRIEUR ; OSTÉOTOMIE TIBIALE; SYNDROME DOULOUREUX ROTULIEN ET L’INSTABILITÉ ROTULIENNE; CV; CONTACT. CONSULTATION; ACTIVITÉ CHIRURGICALE; VIDÉOS. PROTHÈSE DE HANCHE. Voie d’abord
Ilnous a semblé intéressant de savoir si cette chirurgie pouvait être envisagée par une voie antérieure mini-invasive de Hueter sur table orthopédique. Matériel et méthodes : Cette série comprend 64 hanches opérées chez 51 patients entre 1995 et 2013. L’âge moyen est de 49 ans (min 16, max 70). Selon la classification de Crowe, on retrouve 10 hanches classées Crowe 2,
Uneprothèse de hanche mise en place par technique classique nécessite le plus souvent une section musculaire et une cicatrice de 20 cm environ. Une prothèse mise en place par voie antérieure mini-invasive ne nécessite aucune section musculaire et la cicatrice est de 7 à 8 cm environ. Ceci explique des suites opératoires souvent plus
Prothèsede hanche par voie antérieure. En cas d’atteinte dégénérative de votre hanche (arthrose, ostéonécrose), et de symptômes invalidants résistants au traitement médical, votre chirurgien peut vous proposer le remplacement de cette articulation par une prothèse totale de hanche. Il existe plusieurs manières de mettre en place
Lapproche postérieure est celle qui est enseignée dans la plupart des programmes de formation orthopédique du pays, car elle est polyvalente et la plupart des problèmes de l'articulation de la
Lesvoies antérieures: Seules voies d'abord permettant d'exposer la hanche sans section musculaire . Incision de la peau. localisation: juste en avant de la partie supérieure du fémur; longueur : moins de 10 cm en général. Plus de 10 cm si les conditions locales le nécessitent (couche de graisse très importante, déformation osseuse)
. Quand l'articulation est usée et la douleur omniprésente. Quand tous les gestes sont limités... alors il ne faut pas hésiter si votre chirurgien orthopédiste envisage cette intervention de prothèse de hanche. © istock SommaireUne intervention couranteDiminuer l’usure de la prothèse de hancheChaque technique a ses avantagesPlusieurs semaines de surveillance après l’opérationDu sport… mais pas de marathon avec une prothèse !Pour mieux comprendreLes premiers jours après l'interventionLes précautions à prendre Une intervention courante Chaque année, plus de 100 000 personnes se font poser une prothèse de hanche. C'est le rhumatologue ou le médecin généraliste qui vous adresse à un chirurgien orthopédiste. Celui-ci propose une prothèse quand l'usure articulaire entraîne des douleurs importantes, résistant à tous les traitements. Il est important de ne pas se décider trop tard, de ne pas attendre que la limitation des mouvements ait déjà eu un retentissement sur les muscles, les ligaments et les tendons entourant l'articulation. La récupération de sa souplesse et de sa mobilité est à ce prix. Avec 40 ans de recul et des millions de patients opérés dans le monde, l'intervention qui consiste à remplacer l'articulation de la hanche a fait ses preuves. Désormais, les prothèses sont de plus en plus performantes. Au début, seules existaient les prothèses cimentées. Depuis une vingtaine d’années, les prothèses sans ciment se développent. Aujourd'hui, tous les patients bénéficient de ce procédé. Reste à choisir la prothèse taille, matière la mieux adaptée à chacun. En quatre décennies, les chercheurs ont travaillé pour augmenter la survie de la prothèse, qui est pour le moment de 10 à 25 ans. En diminuant l'usure "là où ça frotte". Résultat les prothèses sont des petits bijoux de technologie et leur composition a évolué. Il existe plus de 400 modèles, chacun ayant ses qualités et ses défauts. Différents matériaux peuvent être utilisés pour leur fabrication polyéthylène, acier, titane, céramique. À lire aussi Prothèse de la hanche l'opération elle sera vite oubliée Diminuer l’usure de la prothèse de hanche Actuellement, les spécialistes ne sont pas d'accord pour définir la prothèse "Idéale". La céramique d'alumine a l'avantage de ne générer que très peu de débris et de résister à l'épreuve du temps. Le polyéthylène est davantage un facteur d'usure, mais de nouvelles générations de ce polymère sont à l'étude. Étant donné les progrès accomplis depuis les années 1960 dans la qualité des matériaux utilisés, les cassures sont devenues exceptionnelles. Pourtant, il y a quelques années, on a déploré la rupture de certaines prothèses en céramique de zircone. L'ANSM L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé a suspendu provisoirement la distribution de certaines prothèses en cette matière. Cet organisme conseille d'ailleurs aux spécialistes ayant posé ce type de prothèses de suivre régulièrement leurs patients, voire de leur proposer un changement de la tête en zircone par une tête métallique pour éviter un éventuel problème. Les patients pourront se renseigner auprès de leur chirurgien. Chaque technique a ses avantages Pour restaurer le fonctionnement normal de l'articulation, les chirurgiens ont mis au point plusieurs techniques opératoires. Celles-ci diffèrent par la localisation de l'incision. La voie est choisie en fonction des caractéristiques anatomiques, du poids du patient... mais également des habitudes du chirurgien », explique le Dr Jacques Caton. L'opération la plus courante se fait par voie postérieure incision en arrière de l'articulation. Point fort le patient peut remarcher rapidement. Point faible cette technique augmente un peu le risque de luxation postérieure de la hanche. Depuis une dizaine d'années, des chirurgiens utilisent la voie antérieure. Point fort l'incision en avant de l'articulation évite toute lésion musculaire et permet également de se remettre très rapidement debout. Elle devrait se développer à l'avenir, avec l'essor de la chirurgie mini-invasive », estime le Dr Lesur. Autre possibilité, la voie latérale. Deux techniques existent, mais la récupération de la marche se fait parfois plus lentement. À lire aussi Prothèse de la hanche quelle opération, quels résultats ? Plusieurs semaines de surveillance après l’opération L'usure de la prothèse est provoquée par des particules, notamment celles en polyéthylène, entraînant une réaction inflammatoire pouvant altérer l'os ostéolyse autour de la prothèse. Il faut repérer, par des contrôles radiologiques, toute anomalie éventuelle pour intervenir avant que les dégâts osseux ne provoquent des douleurs et un descellement de la prothèse. Le bon rythme de surveillance ? Trois mois après l'intervention, puis un an après, ensuite tous les deux à trois ans », suggèrent les chirurgiens. Certains problèmes doivent alerter. Ainsi, une douleur, ou une boiterie, impose une consultation immédiate. Idem en cas d'apparition de douleur aiguë et de fièvre, de rougeur de la cicatrice ainsi que de gonflement douloureux de l'articulation. Du sport… mais pas de marathon avec une prothèse ! Un patient porteur d'une prothèse de hanche doit mener une vie normale. Mais il faut éviter le parapente... et tous les sports qui impliquent des microtraumatismes répétés, des impacts ou des chutes. Exit le football, le judo, le basket-ball et le marathon... à remplacer par la marche, le vélo ou encore la natation. Il faut suivre en tout point les recommandations du chirurgien. En sachant que celles-ci vont être plus strictes dans les mois qui suivent l'intervention. Et surtout faire surveiller régulièrement sa prothèse... Pour mieux comprendre En cas d'arthrose, la prothèse est totale, c'est-à -dire qu'elle va remplacer les deux composantes de l'articulation. Avec une partie "côté fémur", constituée d'une sphère prolongée par une tige métallique, et une partie "côté bassin", destinée à être fixée sur la cotyle, la zone articulaire de l'os iliaque. Le mode d'ancrage de la tige dans l'os varie. II existe deux options. Sans ciment la prothèse est ancrée de façon biologique. Elle est recouverte d'un enduit de surface microporeux et l'os, en perpétuel renouvellement, va venir habiter ces pores et, ainsi, stabiliser définitivement la prothèse. Les premiers jours après l'intervention Il faut maintenir l’articulation dans une position idéale au moment où elle se stabilise. Le mieux est de dormir avec un oreiller entre les jambes pendant les deux à trois premières semaines après l’intervention La rééducation est fondamentale dès les premiers jours pour retrouver confiance et mobilité. À continuer avec l'aide d’un kiné, à domicile ou dans un centre spécialisé selon ravis du chirurgien. Il faut aménager sa maison. En mettant, par exemple, un rehausseur de toilettes, des barres d’appui dans la salle de bains, des sièges hauts avec accoudoirs... Vous avez la sensation que la jambe est plus longue ? Cette impression va se "tasser" en trois à six mois. De toute façon, une petite inégalité de longueur n'est pas préoccupante. Soyez patient. En pratique, il faut six mois à un an avant d'obtenir un résultat optimum, Après, huit personnes sur dix "oublient" leur prothèse. Les précautions à prendre Certains gestes sont à bannir ou à limiter pour que la prothèse ne se déboîte pas. Ainsi, éviter de croiser les jambes en position assise et de s’accroupir. Les piqûres dans la fesse sont à proscrire. Et pas d'infiltration sans avis préalable du chirurgien. Traiter toutes les infections - nez, gorge, dents... - pour éviter que les germes ne migrent et n'infectent la prothèse. Bien désinfecter toutes les égratignures et éviter les séances de pédicure trop agressives, pour la même raison, Demander un certificat au chirurgien au cas où la prothèse ferait sonner les alarmes de contrôle dans les aéroports. À lire aussi Des prothèses ingénieuses pour les jambes, pieds et genoux
Philosophie et expertise du Docteur Aurélien Frison J’exerce la chirurgie du membre inférieur en utilisant les techniques chirurgicales les plus modernes et les moins invasives afin de permettre une récupération la plus rapide possible. Je réalise la mise en place de prothèse de hanche par voie antérieure mini-invasive avec une incision bikini » permettant une reprise de la marche le jour de l’intervention. Celle-ci respecte au maximum les muscles et les parties molles péri articulaires dans le but d’obtenir le meilleur résultat fonctionnel possible ainsi qu’une récupération rapide. Je pratique également beaucoup la chirurgie du genou avec la mise en place de prothèse du genou. La chirurgie du sportif sous arthroscopie comme la ligamentoplastie du genou reconstruction des ruptures des ligaments croisés et la chirurgie des ménisques représentent une autre part importante de mon activité. Formé à l’Hôpital Cochin, ma philosophie est de mettre au service du patient les techniques modernes les plus adaptées aux besoins de chacun tout en offrant une sécurité optimale. Dans cet état d’esprit je favorise toujours les techniques mini invasives associées à des protocoles d’analgésies modernes permettant une prise en charge globale du patient avant, pendant et après la chirurgie dans le cadre de la RAAC Récupération Améliorée Après Chirurgie.
Un hôpital n’est pas l’autre lorsque l’on examine les résultats des soins donnés, particulièrement pour le placement de prothèses de hanche, ressort-il d’une étude réalisée par l’Alliance nationale … Un hôpital n’est pas l’autre lorsque l’on examine les résultats des soins donnés, particulièrement pour le placement de prothèses de hanche, ressort-il d’une étude réalisée par l’Alliance nationale des Mutualités chrétiennes MC présentée mercredi. Dans certains hôpitaux, le risque de subir une seconde intervention est deux ou trois fois plus élevé que dans d’autres. Chaque année, patients belges se font poser une prothèse de hanche. La MC a examiné prothèses totales de hanche placées depuis 1990 dans 84 hôpitaux en Belgique. Fait marquant, la qualité des soins n’est pas liée au coût des prestations », relève Jean Hermesse, secrétaire général de la MC. Pourtant, dans le cadre du placement d’une prothèse de hanche, les coûts varient de 591 euros pour un séjour en chambre commune à l’hôpital UZ Brussel, à plus de euros en chambre individuelle aux Cliniques universitaires Saint-Luc Bruxelles. La MC a également analysé la durée de vie de la prothèse. En Belgique, un patient a 95% de chances de conserver sa prothèse plus de dix ans. Mais il existe de grandes différences entre les hôpitaux. Un patient du CHU Mont-Godinne a par exemple près de trois fois plus de risques de révision de sa prothèse que la moyenne. Au nord du pays, l’hôpital Saint-Vincent de Deinze obtient le moins bon score. À l’hôpital Notre-Dame de Lourdes de Waregem, par contre, le patient a trois fois moins de risques de devoir remplacer sa prothèse. Un autre indicateur est la durée de séjour à l’hôpital. La durée médiane en Belgique est de sept jours pour le placement d’une prothèse de hanche. Mais elle varie de cinq ex la clinique Saint-Luc à Bouge à 24 jours clinique Saint-Josef à Saint-Vith selon les hôpitaux. Quelque 8% des patients sont admis en soins intensifs durant leur séjour à l’hôpital. Au CHU de Liège, par exemple, ce taux grimpe à 42%, selon les données de la MC. Le taux de transfusion a également été examiné. Les spécialistes conseillent de limiter les transfusions en raison de certains risques virus, etc.. En moyenne, une transfusion est réalisée dans 17% des interventions. Dans cinq hôpitaux, ce taux dépasse les 40%. C’est la première fois que les conclusions d’une telle étude ne sont pas anonymes et que les noms des hôpitaux sont ouvertement cités. La qualité des interventions est globalement bonne en Belgique, mais il y a de grosses différences entre les hôpitaux », explique Jean Hermesse. En communiquant ouvertement ces différences, nous espérons améliorer la qualité globale des prestations. »
Devoir remplacer l'articulation d'une hanche usée contre une neuve suscite des questions. Les réponses du Pr Philippe Hernigou, chirurgien 140 000 prothèses posées chaque année en France, le remplacement d’une hanche usée est de plus en plus pratiqué. Ce qui n’empêche pas de s’interroger sur cet implant qui, en plus de remplacer l’articulation défectueuse, doit permettre de ne plus souffrir et de retrouver sa mobilité. parle-t-on de prothèse totale de hanche ? La prothèse totale se compose d’une tige implantée dans le fémur, d’un col et d’une tête qui va s’articuler avec le bassin. Elle remplace la partie abîmée de l’os. Lors d’une fracture due à une chute, on se limite parfois à une hémiarthroplastie demi-hanche qui ne remplace que la partie supérieure du fémur. La prothèse est fabriquée soit en polyéthylène soit en céramique. On en dénombre aujourd’hui plus de 700 sortes ! quel moment le remplacement de l’articulation devient-il inévitable ? Lorsque les douleurs sont telles que l’activité quotidienne comme monter un escalier, sortir de chez soi, marcher assez longtemps… devient très difficile. 3. Existe-t-il une limite d’âge pour être opéré ? Non, les vraies limites seront les pathologies associées en particulier les affections cardiaques et pulmonaires qui peuvent rendre l’intervention dangereuse. La prothèse de hanche est une chirurgie fonctionnelle qui ne doit pas mettre en danger la vie du patient. maladies chroniques constituent-elles un obstacle à l’intervention ? Non, pas spécifiquement. Elles peuvent parfois justifier l’intervention ; c’est par exemple le cas de la polyarthrite rhumatoïde. 5. La prothèse de hanche est-elle conçue sur mesure ? Généralement non, car les industriels fabriquent des prothèses de toutes les dimensions. Elles permettent de répondre à 98% des cas. Seules les personnes de grande ou de petite taille peuvent avoir besoin d’un modèle réalisé sur mesure. 6. Comment le chirurgien choisit-il le modèle qui va être posé ? Cela dépend essentiellement de l’âge du patient. Ainsi, le chirurgien optera pour un modèle en céramique chez une personne d’âge jeune. Pour un patient de plus de 80 ans, il choisira un système antiluxation en polyéthylène il s’agit d’un cotyle à double mobilité ou cotyle rétentif, spécialement conçu pour éviter la luxation postopératoire. 7. Le matériau utilisé est-il sans risque ? Aucun des matériaux ne pose de problème testés depuis longtemps, ils sont très bien tolérés. 8. La prothèse peut-elle s’infecter ou se desceller ? Il y a toujours un risque d’infection de l’ordre de 1% variable selon les individus, car le corps humain contient naturellement des bactéries. Quant au risque de descellement, il existe avec le temps, en raison du vieillissement qui modifie l’os et peut altérer la fixation de la prothèse. Une nouvelle intervention est possible jusqu’à un âge avancé, mais il s’agit alors d’un geste chirurgical plus lourd et plus délicat que la pose initiale. 9. Combien de temps dure une prothèse ? Entre 15 et 20 ans, mais tout dépend de l’âge et de l’activité de la personne. Elle aura une durée de vie plus courte chez quelqu’un de jeune, donc de plus actif que chez une personne âgée. 10. Son bon fonctionnement suppose-t-il un suivi régulier ? Deux à trois visites de contrôle sont nécessaires durant la première année qui suit l’intervention, puis une tous les ans ou tous les deux ans, avec une radiographie à l’appui. 11. Au bout de combien de temps retrouve-t-on l’usage de sa hanche au point de l’oublier ? Les patients remarchent dès le lendemain de l’opération ou dans les deux ou trois jours suivants. Ils parviennent à oublier leur prothèse dans un délai de 3 à 6 mois. 12. Avec une prothèse peut-on pratiquer un sport ? Un patient peut s’adonner sans problème à toutes les activités physiques ou sports de loisirs usuels natation, vélo, gymnastique, marche, jogging sur terrain souple…. Mais il vaut mieux éviter la compétition et les sports impliquant des mouvements hors norme avec risque de luxation football, judo ou saut en parachute. Quant à la pratique du ski, elle est possible mais avec prudence, sous réserve qu’elle soit déjà parfaitement maîtrisée. Dans le cas contraire, mieux vaut s’abstenir… Nos remerciements au Pr Philippe Hernigou, Président Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatique SOFCOT et chef du service de chirurgie orthopédique au CHU Henri Mondor Créteil. A lire aussi sur le 9 conseils de nos experts pour soulager son arthrose
Le choix de la technique de pose de la prothèse et notamment celui de la voie d’abord c’est-à -dire l’ouverture faite par le chirurgien est un des paramètres qui doivent être pris en considération lors d’une programmation opératoire. La voie d’abord notoirement utilisée depuis la conception des prothèses de hanche il y a plusieurs décennies, est réalisée au niveau de la fesse et est appelée voie postérieure ». Pendant l’opération le patient est installé sur son coté. Cette technique de voie postérieure est applicable à tous types de pose de prothèse quels que soient l’âge, les différentes anatomies, et elle permet aussi les changements de prothèses. Elle amènera à des résultats satisfaisants dans la plupart des cas. Toutefois, comme toute technique chirurgicale, elle peut exposer dans certains cas à des difficultés post opératoires notamment, entre autres, la possibilité de survenue de différence de longueur des jambes, et de déboitements de la prothèse luxation. Compte tenu de ces problématiques, Il a été fait ces dernières année promotion d’une autre procédure, Elle consiste à aborder l’articulation, non par l’arrière, mais par l’avant de la hanche. Elle a donc été logiquement appelée voie antérieure ». Cette possibilité, connue de longue date mais peu diffusée, a fait plus récemment l’objet de modifications spécifiques qui permettent de se faufiler davantage entre certains muscles pour intervenir. Elle a été qualifiée un peu abusivement de voie où on ne coupe pas les muscles » laissant entrevoir aux opérés de grandes facilités de récupération. Dans les faits, il n’est pas établi que cette voie antérieure autorise des facilités de récupération supérieures aux voies postérieures. La récente publication du cahier d’enseignement de la Société Française de Chirurgie Orthopédique SOFCOT, coordonnée par Le Pr MERTL, en atteste. Mais la voie antérieure, à condition qu’elle soit réalisée sur table chirurgicale ordinaire, c’est-à -dire sans appareillage de traction technique ASIA, offre certains avantages Elle permet un contrôle visuel efficace de la longueur des jambes mais aussi un contrôle radiologique facile, pendant l’opération, qui permet de contrôler le positionnement optimal de la prothèse. L’opéré peut quitter la salle d’opération sereinement et ceci peut éviter de se retrouver confrontés à des implantations imparfaites de prothèses diagnostiquées sur des radiographies de contrôle réalisées secondairement. Cette technique de voie antérieure permet, de manière tout aussi intéressante de contribuer également de prévenir les luxations de la prothèse, tout en privilégiant les composants en céramique chez des patients actifs et sans avoir recours à des prothèses rétentives en polyéthylène. En effet, elle laisse intact les muscles postérieurs qui stabilisent la hanche. On notera, en parallèle, qu’elle laisse une cicatrice plus discrète du fait de sa situation, qu’elle permet également de sécuriser l’opération en restant à distance du nerf sciatique qui chemine à l’arrière de l’articulation La reprise d’appui sera immédiate. Les consignes de rééducation sont spécifiques, sachant qu’elles sont très différentes de la technique voie postérieure » et devront être appliquées en conséquence. Dans le cadre d’une parfaite information, Il doit être précisé que ces arguments favorables ne doivent pas faire oublier que pour des raisons techniques, cette procédure par voie antérieure », à l’opposé de la voie postérieure », n’est pas applicable à toute personne. Elle reste contre-indiquée pour certaines anatomies. Elle nécessite par ailleurs une formation spécifique de votre chirurgien qui dans l’idéal doit pouvoir maitriser l’une ou l’autre des deux méthodes. Il prendra le temps de vous conseiller au mieux et ainsi de faire le choix de la technique adaptée à votre mode de vie et à vos particularités. .
prothèse de hanche par voie antérieure avis