Deplus, le juge peut condamner le salariĂ© au versement de dommages et intĂ©rĂȘts. Clauses de non concurrence dans les contrats commerciaux Les conditions de validitĂ© de ces clauses sont prĂ©vues Ă  l’article L.341-2 du code de commerce. En matiĂšre commerciale, la clause de non-concurrence vient limiter la libertĂ© d’entreprendre. Elle PourĂȘtre valable, une clause de non-concurrence doit rĂ©pondre Ă  certaines conditions. Des conditions qui ne sont pas dĂ©finies par la loi, mais qui ont Ă©tĂ© posĂ©es par les juges. PrĂ©cision : toutefois, certaines clauses de non-concurrence sont rĂ©glementĂ©es par la loi. Tel est le cas de celle prĂ©vue pour les agents commerciaux, qui Parailleurs, lorsque celui qui contracte la clause a la qualitĂ© de salariĂ©, la clause de non-concurrence doit respecter une quatriĂšme condition impĂ©rative : prĂ©voir une contrepartie financiĂšre, quel que soit l’acte dans lequel elle est contractĂ©e (contrat de travail, contrat de sociĂ©tĂ©, pacte d’actionnaires, acte de cession de fonds de commerce, de cession de droits Bienconnue en droit du travail, la clause de non-concurrence est Ă©galement trĂšs utilisĂ©e en droit commercial, en particulier dans certains contrats tels que la vente de fonds de commerce, la location-gĂ©rance, la franchise, l’agence commerciale, la cession de clientĂšle ou encore la cession de parts sociales ou d’actions. Comme son nom l’indique, cette clause a pour LaCour d’appel dĂ©clare nulle la clause de non-concurrence du contrat d’agent commercial et rejette les demandes de dommage et intĂ©rĂȘts de l’ancienne mandante, ce que confirme la Cour de cassation dans son arrĂȘt de rejet. En effet, les conditions de validitĂ© de la clause de non-concurrence Ă©noncĂ©es depuis quinze ans (Cass. Com. 4 juin 2002 et Cass. Enl'espĂšce, une sociĂ©tĂ© commerciale assigne une autre sociĂ©tĂ© commerciale pour complicitĂ© de violation de clauses de non-concurrence et dĂ©tournement de clientĂšle. Le nouvel employeur est condamnĂ© par le tribunal de commerce pour actes de concurrence dĂ©loyale, les salariĂ©s embauchĂ©s Ă©tant tenus par une clause de non-concurrence. . 40. Clause de non-concurrence Stipulation par laquelle une personne, le dĂ©biteur, s’engage Ă  ne pas exercer d’activitĂ© professionnelle susceptible de concurrencer celle d’une autre personne, le crĂ©ancier. La clause de non-concurrence vise Ă  prĂ©server l’entreprise qui en est bĂ©nĂ©ficiaire v. Inforeg, Clause de non-concurrence en droit commercial Pourquoi ? Comment ? », CDE 2009, prat. 8. Elle reprĂ©sente ainsi une dĂ©rogation au principe de la libertĂ© du commerce et de l’industrie Cass. soc., 19 nov. 1996, n° 94-19404 Dr. soc. 1997, p. 95, obs. Savatier J.. Elle compromet au surplus le droit de son dĂ©biteur Ă  gagner sa vie par son activitĂ© professionnelle, son droit Ă  l’emploi donc Constitution de 1946, prĂ©ambule, al. 5 ; Pacte international relatif aux droits Ă©conomiques, sociaux et culturels, 16 dĂ©c. 1966, art. ; v. Catala N., LibertĂ© d’entreprendre et droit Ă  un emploi entrepreneurs et salariĂ©s face Ă  nos principes fondamentaux », Études Ă  la mĂ©moire du professeur Bruno Oppetit, 2009, Litec, p. 95 et s. ; Gridel Les droits fondamentaux du contractant au quotidien sont l’objet d’une attention prĂ©torienne renouvelĂ©e », Liber amicorum C. Larroumet, 2010, Economica, p. 195 et s.. Que des volontĂ©s particuliĂšres puissent dĂ©roger Ă [...] IL VOUS RESTE 93% DE CET ARTICLE À LIRE L'accĂšs Ă  l'intĂ©gralitĂ© de ce document est rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s L'accĂšs Ă  l'intĂ©gralitĂ© de ce document est rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Vous ĂȘtes abonnĂ© - Identifiez-vous 9782275064895-233 urn9782275064895-233 La libertĂ© d'exercer l'activitĂ© professionnelle de son choix ne se discute pas. Cependant, la loi reconnaĂźt Ă  l'employeur un intĂ©rĂȘt lĂ©gitime Ă  ne pas voir un salariĂ© en contact direct avec ses clients ou dans les "secrets de l'entreprise" passer Ă  la concurrence, mĂȘme s'il le licencie. La clause de non-concurrence rĂ©pond Ă  cette clause de non-concurrence limitĂ©e dans le temps et dans l'espaceUne jurisprudence abondante en a façonnĂ© le contenu et les modalitĂ©s. Une clause de non-concurrence ne lie un salariĂ© que si elle figure dans son contrat de travail, dans un avenant ou, Ă  dĂ©faut, dans une disposition de la convention collective Ă  laquelle le contrat se rĂ©fĂšre.À noter qu'une clause de non-concurrence imposĂ©e par la convention collective n'est valable que si le salariĂ© a Ă©tĂ© informĂ© de cette disposition lors de son embauche Cour de cassation, Chambre sociale, 8 janvier 1997, un avenant Ă  une convention collective conclu aprĂšs un contrat de travail avec une clause de non-concurrence nulle, ne peut valider rĂ©troactivement la clause Cour de cassation, Chambre sociale, 28 septembre 2011, ĂȘtre licite, elle doit ĂȘtre indispensable Ă  la protection des intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de l'entreprise, ĂȘtre limitĂ©e dans le temps et dans l'espace, tenir compte des spĂ©cificitĂ©s de l'emploi et, depuis 2002, comporter une contrepartie financiĂšre validitĂ© de la clause de non-concurrence contrĂŽlĂ©e par le jugeÀ dĂ©faut, le salariĂ© qui veut s'en dĂ©lier peut demander au conseil de prud'hommes de la juger nulle. Dans ce cas, l'employĂ© qui l'a respectĂ©e est fondĂ© depuis 2006 Ă  rĂ©clamer des dommages-intĂ©rĂȘts. Si la clause est excessive, le juge peut en limiter les le salariĂ© qui la viole perd le droit Ă  compensation, peut ĂȘtre contraint de rembourser les sommes perçues, de rĂ©parer le dommage subi par l'employeur, voire de quitter l'emploi litigieux. Mais est mal venu de protester pour un employeur qui ne rĂšgle pas l'indemnitĂ© !Cas pratique ne pas confondre salaire et indemnitĂ© de non-concurrenceLes faitsEngagĂ©e comme reprĂ©sentante d'une sociĂ©tĂ© d'Ă©dition, Mme X est nommĂ©e au bout de deux ans directrice de clientĂšle, poste dont elle sera licenciĂ©e quatre ans plus tard. DĂšs l'origine, son contrat de travail comportait une clause de non-concurrence "d'une durĂ©e de deux ans pour une anciennetĂ© supĂ©rieure Ă  cinq ans".SalariĂ©e depuis six ans, Mme X rĂ©clame une indemnitĂ© compensatrice en application de cette clause. Refus de son employeur, qui avait prĂ©cisĂ© dans le contrat "Cette clause correspond Ă  7 % de votre salaire et se trouve incluse dans votre fixe et dans les taux de commission." Quelques annĂ©es de procĂ©dure plus tard, la sociĂ©tĂ© est condamnĂ©e en appel et forme un pourvoi en dĂ©cisionÀ l'occasion de cette affaire, la Cour opĂšre un renversement de jurisprudence. Jusqu'alors, il Ă©tait admis que la contrepartie financiĂšre d'une clause de non-concurrence soit versĂ©e "par avance" et prenne la forme d'une majoration de salaire. Tout au plus vĂ©rifiait-on que le salariĂ© percevait bien - hors contrepartie de non-concurrence - une rĂ©munĂ©ration au moins Ă©gale au Smic ou au salaire minimum mars 2007, ce n'est plus le cas. Car la Chambre sociale de la Cour de cassation a dĂ©boutĂ© l'Ă©diteur si "la contrepartie financiĂšre de la clause de non-concurrence a pour objet d'indemniser le salariĂ© qui, aprĂšs rupture du contrat de travail, est tenu d'une obligation qui limite ses possibilitĂ©s d'exercer un autre emploi [
] son montant ne peut dĂ©pendre uniquement de la durĂ©e d'exĂ©cution du contrat ni son paiement intervenir avant la rupture", explique la arrĂȘt est important, car il oblige les entreprises Ă  revoir tous les contrats comportant une clause de non-concurrence n'ayant vocation Ă  s'appliquer qu'aprĂšs la rupture du contrat de travail, la contrepartie financiĂšre ne peut plus ĂȘtre rĂ©glĂ©e par Cour de cassation, Chambre sociale, 7 mars 2007, pourvoi n° indemnitĂ© de non-concurrence doit donc ĂȘtre versĂ©e au salariĂ© soit au moment de son dĂ©part, soit de maniĂšre Ă©chelonnĂ©e pendant toute la durĂ©e de l' pratique La renonciation de la clause de non-concurrence par l'employeurLes faitsAgent technico-commercial dans la mĂ©tallurgie, M. B. reçoit une lettre de licenciement. Son employeur y prĂ©cise qu'il renonce au bĂ©nĂ©fice de la clause de non-concurrence inscrite dans le contrat de travail. Le salariĂ© rĂ©clame nĂ©anmoins le paiement de cette indemnitĂ©, contrepartie financiĂšre Ă  la clause prĂ©vue dans son le conseil de prud'hommes , il plaide que cette clause a Ă©tĂ© instituĂ©e dans leur intĂ©rĂȘt respectif puisqu'elle contient une contrepartie financiĂšre. Il estime que son employeur ne peut s'en dĂ©lier, son contrat de travail n'Ă©dictant aucune possibilitĂ© de lui oppose que cette facultĂ© est prĂ©vue dans la convention collective des ingĂ©nieurs et des cadres de la mĂ©tallurgie, il rĂ©torque que cette norme, qui lui impose des conditions juridiques plus dĂ©favorables que celles de son contrat de travail, ne peut trouver Ă  s' dĂ©cisionAprĂšs neuf ans de procĂ©dure, la Cour de cassation le dĂ©boute. La convention collective stipule que "l'employeur peut, en cas de cessation d'un contrat de travail qui prĂ©voyait une clause de non-concurrence, renoncer Ă  l'application de cette clause sous rĂ©serve de prĂ©venir le salariĂ© par Ă©crit dans les huit jours qui suivent la notification de la rupture du contrat de travail".Certes, son contrat restait muet sur cette facultĂ© de renonciation, mais il se rĂ©fĂ©rait Ă  la convention collective qui la prĂ©voyait et l'employeur en a respectĂ© les lecture attentive du contrat de travail et de ses avenants ne suffit pas. Si le contrat et, Ă  dĂ©faut, la convention collective Ă  laquelle il se rĂ©fĂšre ne mentionnent pas cette facultĂ© de renonciation, l'employeur ne peut Ă©carter la clause de non-concurrence qu'avec l'accord du le cas contraire, l'initiative de l'option lui revient, sous rĂ©serve qu'elle soit explicite et non Ă©quivoque. La simple mention "libre de tout engagement" inscrite dans le certificat de travail ne suffit Cour de cassation, Chambre sociale, 28 mars 2007, pourvoi n° modalitĂ©s de la renonciationPour ĂȘtre valable, la renonciation de la clause de non-concurrence doit intervenir selon les formes souvent une lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception et dans le dĂ©lai Ă©ventuellement fixĂ© par le contrat de travail et la convention le dĂ©lai court Ă  compter de la notification du licenciement, le point de dĂ©part de ce dĂ©lai est la date d'envoi de la lettre de rupture Cour de cassation, Chambre sociale, 30 mars 2011, pourvoi n° dĂ©faut de prĂ©cision du contrat de travail ou de la convention collective, l'employeur doit en principe informer le salariĂ© de sa dĂ©cision lors de l'envoi de la lettre de licenciement ou dĂšs la rĂ©ception de la lettre de dĂ©mission du le salariĂ© et l'employeur concluent une rupture conventionnelle, le point de dĂ©part du dĂ©lai de renonciation est la date de la rupture indiquĂ©e dans la convention signĂ©e par les parties Cour de cassation, Chambre sociale, 29 janvier 2014, pourvoi n° < Retour Ă  la page gĂ©nĂ©rale relative Ă  la clause de non concurrence de l’agent commercial Une clause de non concurrence de l’agent commercial immobilier est souvent prĂ©vue dans le contrat d’agence commerciale. Cette obligation de non concurrence peut ĂȘtre Ă  la fois contractuelle et post contractuelle, mĂȘme si la loi prĂ©voit dĂ©jĂ  une obligation contractuelle en ce sens. Source image site I- Clause de non concurrence contractuelle 1- Obligation lĂ©gale de non concurrence de l’agent commercial La clause de non concurrence contractuelle de l’agent commercial immobilier est trĂšs souvent spĂ©cifiĂ©e dans les contrats. NĂ©anmoins, l’agent commercial immobilier est dĂ©jĂ  soumis, conformĂ©ment Ă  la loi article du code de commerce, Ă  une obligation de non concurrence qui l’interdit de reprĂ©senter des mandants exerçant une concurrente. 2- Exemple de l’agent commercial mandataire d’une agence immobiliĂšre Ainsi, l’agent commercial d’une agence immobiliĂšre exerçant une activitĂ© de gestion locative et de transaction, ne peut en principe prospecter de la clientĂšle dans ces domaines d’activitĂ© pour le compte d’un autre agent immobilier. NĂ©anmoins, si le mandant de l’agent commercial exerce seulement une activitĂ© en transactions immobiliĂšres carte professionnelle avec mention T », il semblerait que rien ne s’oppose Ă  ce qu’il exerce une activitĂ© connexe de mandataire immobilier pour le compte d’un autre mandant exerçant exclusivement une activitĂ© de gestion locative ou de syndic de copropriĂ©tĂ©. 3- Non concurrence et exclusivitĂ© L’article susvisĂ© n’est pas d’ordre public. DĂšs lors, les parties peuvent dĂ©cider de prĂ©voir, en plus de l’obligation de non concurrence lĂ©gale, une obligation d’exclusivitĂ© de l’agent commercial Ă  l’égard de son mandant agent immobilier. NĂ©anmoins, la clause d’exclusivitĂ© est davantage adaptĂ©e Ă  un contrat de travail ou VRP qu’à un contrat d’agence commerciale. En effet, l’agent est un commercial indĂ©pendant, et une telle disposition contractuelle est susceptible d’établir au contraire un lien de subordination. 4- Clause de non concurrence renforcĂ©e Sans toutefois prĂ©voir une clause exclusivitĂ© totale de l’agent commercial indĂ©pendant immobilier, les parties peuvent dĂ©cider de stipuler une obligation de non concurrence renforcĂ©e ». Si l’on reprend l’exemple susvisĂ©e du reprĂ©sentant d’une agence immobiliĂšre de transaction, la clause de non concurrence renforcĂ©e est celle qui prĂ©voirait que l’agent ne peut exercer une activitĂ© de reprĂ©sentation pour le compte D’un agent immobilier, peu importe son activitĂ© y compris pour une activitĂ© de syndic ou gestion De tout professionnel de l’immobilier. S’agissant de ce dernier point, une pratique contractuelle s’est dĂ©veloppĂ©e en ce sens, notamment dans les rĂ©seaux d’agences immobiliĂšres. En effet, de nombreux contrats prĂ©voient que l’agent commercial s’interdit d’accepter la reprĂ©sentation d’agences immobiliĂšres, d’organisations d’agents mandataires, promoteurs, constructeurs, lotisseurs ou plus gĂ©nĂ©ralement toute entreprise exerçant une activitĂ© se rapportant Ă  l’immobilier. 5- Manquement Ă  la clause L’inexĂ©cution de la clause de non concurrence par l’agent commercial est susceptible de constituer un manquement au devoir de loyautĂ©, et partant, une faute grave privative de l’indemnitĂ© compensatrice de fin de contrat. II- Clause de non concurrence contractuelle post contractuelle 1- ValiditĂ© de la clause Lorsque l’on parle de clause de non concurrence contractuelle de l’agent commercial indĂ©pendant immobilier », il s’agit le plus souvent d’une clause post contractuelle, c’est-Ă -dire qui concerne le temps postĂ©rieur au contrat. En effet, la loi dispose que les parties peuvent prĂ©voir une telle disposition contractuelle. NĂ©anmoins, pour ĂȘtre valable, celle-ci doit ĂȘtre limitĂ©e dans le temps Ă  une durĂ©e maximale de deux ans, limitĂ©e Ă  une zone gĂ©ographique identifiĂ©e ou secteur gĂ©ographique prĂ©cis justifiĂ©e et proportionnĂ©e aux intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de l’entreprise mandante. La derniĂšre condition signifie qu’une clause ne peut prĂ©voir que l’obligation de non concurrence post contractuelle s’applique au-delĂ  du pĂ©rimĂštre gĂ©ographique sur lequel le mandataire Ă©tait chargĂ© de prospecter. 2- Manquement Ă  l’obligation post contractuelle de non concurrence prĂ©vue au contrat d’agent commercial Dans le cas oĂč l’agent co ne respecterai pas l’engagement post contractuel et Ă©tait conduit Ă  reprĂ©senter des entreprises concurrentes de son ex-mandant, son mandant pourrait Ă  la fois agir contre l’agent pour engager sa responsabilitĂ© contractuelle agir contre le mandant pour engager sa responsabilitĂ© extracontractuelle, s’il est prouvĂ© que celui-ci avait connaissance de l’engagement de l’agent et qu’il s’est rendu complice de son manquement. Parfois, ce manquement Ă  la clause de non concurrence de l’agent commercial immobilier s’accompagne d’un dĂ©tournement de la clientĂšle de son ex-mandant. L’agent peut alors ĂȘtre condamnĂ© Ă  verser au mandant des dommages et intĂ©rĂȘts en vue de rĂ©parer le prĂ©judice subi. En cas de litige ayant trait Ă  une clause de non concurrence d’un agent commercial immobilier, n’hĂ©sitez pas Ă  faire appel Ă  un Avocat spĂ©cialisĂ© en agent commercial. A lire Ă©galement dans la mĂȘme rubrique Absence de clause de non concurrence de l’agent commercial DĂ©tournement de clientĂšle agent commercial Clause de non-concurrence de l’agent commercial et calcul de l’indemnitĂ© de fin de contrat SOMMAIRE Bail commercial et clause de non-concurrence Clauses de non-concurrence la particularitĂ© du bail conclu dans un centre commercial Les prĂ©cisions apportĂ©es par la CJUE sur la notion de concurrence DĂ©rogatoire au rĂ©gime des baux communs, le contrat de bail commercial dans un centre commercial impose une certaine vigilance, a fortiori concernant le contenu de la clause de non-concurrence. Avocats PICOVSCHI profite d’un arrĂȘt de la Cour de Justice de l’Union europĂ©enne CJUE du 26 novembre 2015 pour reprĂ©ciser la rĂ©glementation de ce type de clause. Bail commercial et clause de non-concurrence DĂ©finition de la clause de non-concurrence L’insertion d’une clause de non-concurrence dans un bail commercial est, en gĂ©nĂ©ral, une clause aux termes de laquelle une partie au contrat de bail s’engage Ă  ne pas exercer d’activitĂ© de nature Ă  faire concurrence Ă  l’autre partie ou Ă  des tiers, pendant la durĂ©e des relations contractuelles ou plus gĂ©nĂ©ralement Ă  leur issue. Cette clause vise Ă  favoriser un dĂ©veloppement Ă©conomique pĂ©renne du commerce. Par exemple, une clause peut interdire au locataire d’exercer une ou plusieurs activitĂ©s qu’il n’exerce pas dans les locaux louĂ©s. Ou encore, le locataire peut ĂȘtre interdit d’ouvrir un autre commerce dans un rayon dĂ©terminĂ©. De mĂȘme, le bailleur peut s’engager Ă  ne pas ouvrir un commerce ayant le mĂȘme objet prĂšs des locaux du locataire. Ou il peut ĂȘtre interdit au bailleur, pendant la durĂ©e du bail, de louer plus de deux locaux d’une galerie commerciale pour une mĂȘme activitĂ© principale. Quels sont les critĂšres de validitĂ© de la clause de non-concurrence ? Les conditions de validitĂ© d'une clause de non-concurrence ne sont, en principe, pas dĂ©finies par la loi. Ce sont donc les juges qui ont posĂ© les rĂšgles en la matiĂšre. La clause de non-concurrence est valide si elle rĂ©pond Ă  trois conditions la clause doit ĂȘtre limitĂ©e dans le temps et dans l’espace, et doit ĂȘtre proportionnĂ©e Ă  l’objet du contrat. Cette derniĂšre condition de proportionnalitĂ© est apprĂ©ciĂ©e par les juges au cas par cas. De plus, la loi frappe de nullitĂ© la clause qui aurait effet de faire Ă©chec Ă  la dĂ©spĂ©cialisation des baux commerciaux. En effet, le locataire doit toujours avoir la possibilitĂ© d’adapter ou de reconvertir partiellement ou totalement son activitĂ©. Les tribunaux n’ont nĂ©anmoins pas donnĂ© une portĂ©e absolue Ă  cette disposition qui permet au locataire de se soustraire de son obligation de non-concurrence. Un avocat compĂ©tent dans le domaine des baux commerciaux pourra pour renseigner sur la validitĂ© de la clause de non-concurrence inscrite dans votre contrat. Au regard des textes et de la jurisprudence applicables en la matiĂšre, il pourra remettre en cause la validitĂ© de la clause si elle porte atteinte Ă  vos intĂ©rĂȘts et votre activitĂ©. Clauses de non-concurrence la particularitĂ© du bail conclu dans un centre commercial Afin d’éviter une concurrence rĂ©ciproque entre plusieurs locataires dans un mĂȘme ensemble immobilier et de prĂ©server un environnement commercial attractif, les contrats de bail peuvent inclure une clause de non-concurrence ou une clause d'exclusivitĂ©. Ces clauses assurent une diversitĂ© des commerces dans un mĂȘme lieu, qui rĂ©pond aux attentes des consommateurs. Dans l’intĂ©rĂȘt Ă©conomique du centre commercial, le bailleur pourra en effet contrĂŽler la complĂ©mentaritĂ© des commerces et dĂ©velopper l’attractivitĂ© du centre. Les clauses restrictives de concurrence vont aussi de l’intĂ©rĂȘt des commerçants dont la clientĂšle est protĂ©gĂ©e de toute concurrence proche. En ce qui concerne une activitĂ© exercĂ©e dans un centre commercial, il a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© jugĂ© qu’une clause interdisant, pendant la durĂ©e du bail, l’exercice d’une activitĂ© similaire dans un pĂ©rimĂštre de cinq kilomĂštres n’est pas de nature Ă  verrouiller le marchĂ©. Si vous vous sentez lĂ©sĂ©s par la rĂ©daction de la clause restrictive de concurrence inscrite dans votre contrat de bail commercial, n'hĂ©sitez pas Ă  contacter un avocat. Les prĂ©cisions apportĂ©es par la CJUE sur la notion de concurrence. La notion de concurrence par objet est interprĂ©tĂ©e strictement par la Cour de Justice de l’Union europĂ©enne CJUE. Une dĂ©cision rĂ©cente de la CJUE le prouve encore CJUE, 26 novembre 2015, Maxima Latvija, aff. C-345/14. Dans cette affaire, une clause restrictive de concurrence contenue dans plusieurs baux commerciaux a Ă©tĂ© mise en doute devant la Cour. Un exploitant de supermarchĂ©s a pris en location de grands espaces dans des centres commerciaux. Les contrats de bail commercial contenaient une clause qui donnait au locataire un droit d’opposition aux baux donnĂ©s par le bailleur Ă  d’autres locataires du centre commercial. Le Conseil de la concurrence de Lettonie reprochait Ă  cette clause d’ĂȘtre anticoncurrentielle. Bien que les clauses permettaient notamment Ă  la sociĂ©tĂ© exploitant le supermarchĂ© du centre commercial de s’opposer Ă  l’arrivĂ©e de tout concurrent sur le mĂȘme lieu, la CJUE a considĂ©rĂ© que ces derniĂšres n’étaient pas anticoncurrentielles par objet, et donc n’étaient pas contraires Ă  l’article 101, paragraphe 1, du TraitĂ© sur le fonctionnement de l’Union europĂ©enne TFUE. La CJUE a prĂ©cisĂ© que les clauses qui doivent ĂȘtre sanctionnĂ©es Ă  ce titre sont celles qui contribuent de maniĂšre significative Ă  un Ă©ventuel cloisonnement de ce marchĂ©, tels que les accords de cartels. Le cloisonnement du marchĂ© est apprĂ©ciĂ© en fonction de deux critĂšres non exhaustifs la position des parties contractantes sur le marchĂ© et la durĂ©e du contrat. Si vous avez un doute sur votre contrat de bail commercial ou le bail que vous allez signer, le conseil d’un avocat compĂ©tent vous est vivement recommandĂ© afin de vĂ©rifier d’une part la validitĂ© des clauses incluses dans le contrat, mais Ă©galement de veiller Ă  la prĂ©servation de vos intĂ©rĂȘts. Afin d’exercer votre activitĂ©, vous avez signĂ© un bail commercial dans lequel ne figurait aucune clause de non-concurrence. Or votre bailleur s’était engagĂ© auprĂšs de la sociĂ©tĂ© copropriĂ©taire Ă  ne conclure aucun bail commercial visant Ă  dĂ©velopper une activitĂ© similaire Ă  celle de l’un des locataires dĂ©jĂ  prĂ©sent dans l’immeuble. En tant que locataire, ĂȘtes-vous tenu de respecter les engagements de votre propriĂ©taire alors que vous n’en Ă©tiez pas informĂ© ? À la lumiĂšre de l’arrĂȘt de la Cour de cassation du 7 mai 2014, Avocats PICOVSCHI vous informe de vos droits et mettra tout en Ɠuvre pour dĂ©fendre vos intĂ©rĂȘts en cas de conflit. Clause de non-concurrence et bail commercial En tant que commerçant vous avez conclu un bail commercial. Par ce contrat vous louez dĂ©sormais un local pour l’exploitation de votre fonds de commerce. À l’image du contrat classique, le contrat de bail peut mentionner l’existence de clauses spĂ©cifiques. Garantir une jouissance paisible des lieux, prĂ©venir les vices cachĂ©s, etc.
 sont autant d’obligation que le propriĂ©taire doit au locataire en contrepartie du loyer. Cependant, parfois le bailleur inclut une condition supplĂ©mentaire l’obligation de non-concurrence. DĂšs lors cette clause interdit Ă  l’une de parties au contrat d’exercer une ou plusieurs activitĂ©s prĂ©vues dans l’accord signĂ©. NĂ©anmoins, pour ĂȘtres valables, les clauses de non-concurrence doivent comporter un certain nombre de conditions. Elles doivent notamment ne pas ĂȘtre disproportionnĂ©es par rapport aux intĂ©rĂȘts Ă  protĂ©ger puisqu’elles ne peuvent aboutir Ă  interdire d’exercer une activitĂ© commerciale par exemple. En outre, et mĂȘme s’il apparait Ă©vident, on ne peut vous opposer cette clause que si elle est prĂ©vue dans votre contrat de bail ! Cependant bien que cela relĂšve du bon sens, dans certains cas spĂ©cifiques, il a pu ĂȘtre reprochĂ© au locataire d’avoir violĂ© cette clause. Ainsi, si vous vous retrouvez dans cette situation, il est primordial de faire appel Ă  un avocat compĂ©tent en droit immobilier, qui lui seul pourra vous sortir de cette situation dĂ©licate. Locataires la Cour de Cassation est de votre cĂŽtĂ© ! Se faire attaquer en non-respect de la clause de non-concurrence peu couter cher, trĂšs cher et laisser un goĂ»t amer. C’est ce qui est arrivĂ© Ă  une sociĂ©tĂ© locataire d’un bail commercial qui s’est vu opposer une clause de non-concurrence. Jusque lĂ  rien d’anormal puisqu’en cas de non-respect de cette clause, et compte tenu du droit commun de la responsabilitĂ© vous ĂȘtes amenĂ© Ă  en rĂ©parer le prĂ©judice. En revanche, lĂ  oĂč le problĂšme se pose c’est quand vous n’aviez mĂȘme pas connaissance de cette obligation ! Nul n’est censĂ© ignorer la loi » certes, mais, nul n’est censĂ© deviner son contrat ce dont tĂ©moigne l’arrĂȘt de la 3Ăšme chambre civile de la cour de cassation du 7 mai 2014. Dans cette affaire, plusieurs protagonistes Ă©taient Ă  l’honneur. Deux sociĂ©tĂ©s civiles immobiliĂšres SCI dont une qui a donnĂ© Ă  bail commercial ses locaux pour une activitĂ© de vente. Par la suite cette SCI a signĂ© un contrat devant un notaire autorisant le locataire Ă  cĂ©der lui-mĂȘme son bail. De cette cession est nĂ© le conflit puisque le locataire a Ă©tĂ© accusĂ© de non-respect de la clause de non-concurrence. Cependant, ladite clause qui n’était pas prĂ©sente dans le contrat qui le liait. Ainsi la Cour de Cassation prend position et nous dit qu’à dĂ©faut de stipulation dans le bail, le preneur ne peut ĂȘtre tenu personnellement d’une obligation contractĂ©e par son bailleur Ă  l’égard des tiers que s’il avait connaissance de cette obligation le jour de la signature du bail » La Haute Cour dĂ©fend, de bon sens, les intĂ©rĂȘts du locataire, ce qui semble venir sĂ©curiser une fois de plus la situation du locataire. Si dans les faits, il est question d’une clause de non-concurrence, il semblerait que ce raisonnement soit applicable dans d’autres nombreux cas. DĂšs lors en tant que locataire vous ne pouvez ĂȘtre tenu de respecter les engagements de votre propriĂ©taire, sans en avoir Ă©tĂ© informĂ© au prĂ©alable. Face Ă  une telle situation, il est indispensable d’avoir recours Ă  un avocat qui saura faire respecter ce Ă  quoi vous vous ĂȘtes engagĂ©, ni plus ni moins ! Sources Cour de cassation, 3Ăšme chambre civile, 7 mai 2014 n°

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